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Le refus ou la réticence à se faire aider : réflexions sur ce que peuvent être les causes de ces re


Préambule

Le refus d’aide (et/ou de soins) exprimé par la personne âgée est une problématique majeure que peuvent rencontrer les différents acteurs intervenant à domicile. Par ce refus, la personne âgée bouscule à la fois des enjeux importants pour elle-même, mais aussi pour les professionnels, dont elle remet en cause la raison-même de l’action. Ces situations de refus remettent les intervenants en question dans leurs pratiques professionnelles, et les inquiètent évidemment quant aux questions d’éthique et de responsabilités qu’elles entraînent. ( clic Métropole Nord Ouest)

Dans la littérature médico-sociale , le refus d'aide des personnes âgées est souvent traité mais dans le registre comment y faire face !!

Or la définition du" faire face" qui est de "Ne pas reculer devant une situation compliquée." peut amener certains intervenants soumis à des contraintes très importantes , à mettre en oeuvre certains comportements ou stratégies apparentés bien loin de l'ideal du soin que nous souhaiterions généraliser.

La solution tient plus rarement aux solutions toutes faites que nous pourrions apporter aux problématiques qu'aux questionnements que celles ci soulèvent si nous nous donnons le temps d'y réfléchir . Ha !! ce manque temps si souvent incriminé lorsqu'il s'agit d'envisager de sortir de nos routines professionnelles , devenues parfois automatisme déshumanisé .

Mais voilà l'idéal du soin vient confronter le soin idéal ; l'inadéquation de l'offre , aux besoins et à la demande .

Le paternalisme "soignant" encore bien encré dans notre société faire face en souffrance à l'émergence du "patient contemporain" . Ce récent statut de "Sujet de soin" confère à la personne aidée , le droit inaliénable de choisir ce qui est bon pour elle , à le faire valoir même si c'est en y opposant le refus comme un acte ultime de liberté individuelle. face à l inadéquation entre ses attentes et les réponses apportées.

Cette" toute puissance" soignante qui confère, à celui qui détient le" savoir ", le droit d'intervenir sur la personne "objet de soin" n'a pas encore totalement disparu et à celui ci s'ajoute une parentalisation de l'offre de services .

En pratique, la parentification consiste à prendre en charge de façon précoce son ou ses parent(s), à se sentir responsable de leur survie et/ou de leur bonheur . Aussi l’influence que la famille exerce sur les responsables des structures empêchent la personne ,insidieusement dans la logique économique qu’elles privilégient , d’exercer ses choix et ses libertés individuelles , transformant en injonction l'offre de soins .

Les réponses apportées par l'intervention à domicile répondent encore trop souvent aux besoins préconçus de telle ou telle pathologie ou aux demandes faites par la famille et ne sont pas en adéquation avec les attentes et besoins de la personne concernée par l'offre de soins .

Le questionnement de la réticence à avoir recours aux services d'aide doit amener une réflexion sur nos pratiques professionnelles. Il doit permettre un repositionnement non de l'offre de services mais de la façon dont nous " l'offrons".

Vieillir chez soi est le souhait de la plupart des personnes avec l’espoir que la qualité de vie sera conservée le plus longtemps possible ..............

ND


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